Adénopathies

INFECTIOLOGIE
02/05/2019
Introduction

La découverte de « ganglions » inquiète le patient mais il y a rarement de caractère d’urgence ; il peut en général être orienté vers son médecin traitant pour la prise en charge diagnostique.

ARM
2. déterminer le niveau de priorité de l'appel initial
P2
3. chercher à savoir

Délai d’apparition, localisation, caractère isolé ou accompagné de ces adénopathies, en particulier fièvre ou manifestations cutanées.

4. conseiller en attendant la régulation médicale et l'arrivée des secours
(sans objet)
5. adapter la décision si l’appel ne peut être régulé immédiatement
(sans objet)
Médecin régulateur
Régulation
1. éléments d’analyse et critères de gravité

- terrain : tabagisme, alcoolisme chronique, immunocompétence…

- recherche de : voyage, infection virale (rubéole, rougeole, varicelle), prises médicamenteuses récentes, signes associés (signes généraux d’une infection, atteinte hépatique ou troubles de coagulation).

2. déterminer le niveau d’urgence

R3-R4 : en dehors de signes associés justifiant un avis médical urgent, le patient sera orienté vers son médecin traitant pour une prise en charge diagnostique.

3. conseils médicaux

En fonction des signes associés.

4. niveau de soins attendu et bilan par le premier effecteur

(sans objet).

5. mise en condition et bilan par le SMUR

(sans objet).

Orientation du patient

pas de particularité.

Suivi de la régulation médicale

(sans objet).

Adaptation de la décision
Aide au raisonnement

La démarche diagnostique est limitée par téléphone et le patient peut en général être renvoyé vers son médecin traitant.

Les adénopathies multiples sont caractérisées par une augmentation de volume des ganglions dans plusieurs territoires non contigus pouvant parfois être associées à une hépato-splénomégalie.

Les principales étiologies sont :

- des infections virales : mononucléose infectieuse, rubéole, rougeole, varicelle, infection à adénovirus, VIH ;

- des infections parasitaires et mycosiques : toxoplasmose acquise, leishmaniose viscérale (fréquente sur le pourtour méditerranéen) ;

- des manifestations apparaissant après une exposition médicamenteuse en particulier pour les hydantoïnes, la carbamazépine, ou le primidone ; certains antibiotiques comme l'amoxicilline peuvent également donner une hyperplasie ganglionnaire ;

- des maladies auto-immunes : lupus érythémateux disséminé, sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde…

- des hémopathies : leucémies aiguës, lymphome malin non hodgkinien.